
Serjilla · Photo: Haubi|Gerhard Haubold · CC BY-SA 4.0 · Wikimedia Commons · Enregistré 1994
Serjilla
Nom local: سرجيلا
Serjilla est une localité protobyzantine du Massif calcaire du nord-ouest de la Syrie, située dans le gouvernorat d'Idleb à environ 700 mètres d'altitude dans le djebel Zawiyé (djebel Riha), près d'al-Bara. Ses maisons et ses bâtiments collectifs bien conservés des Ve et VIe siècles en font l'une des villes mortes les plus connues. Selon Wikidata (élément constitutif 1348-004), elle fait partie du bien du patrimoine mondial « Villages antiques du Nord de la Syrie ».
Histoire
La Wikipédia germanophone date le début de l'habitat du milieu du IVe siècle et sa fin d'après le VIIe siècle. La Wikipédia anglophone donne 473 comme année de construction de Serjilla ; la Wikipédia germanophone y voit la date (an 784 de l'ère séleucide) d'une mosaïque des thermes. La localité se développa dans une cuvette naturelle et prospéra grâce à la vigne et à l'olivier ; l'extraction du calcaire y était également courante, parfois directement sous les bâtiments. Comme la plupart des villes mortes, selon la Wikipédia anglophone, Serjilla fut abandonnée au VIIe siècle après que la conquête arabe eut coupé les routes commerciales entre Antioche et Apamée. L'UNESCO indique les VIIIe à Xe siècles pour l'abandon de l'ensemble des villages antiques.
Melchior de Vogüé étudia le site dans les années 1860. Howard Crosby Butler le visita avec l'expédition de Princeton en 1899/1900, puis de nouveau en 1904/05 ; selon la Wikipédia anglophone, la mosaïque de sol découverte par l'équipe avait disparu lors de son retour.[1][2][4]
Architecture
Au centre se dressent côte à côte deux bâtiments du Ve siècle : un andrôn, maison de réunion et d'accueil pour les hommes, dotée d'un portique à colonnes sur deux niveaux et de chapiteaux du type que Butler qualifiait de « syrien », et des thermes. La mosaïque des thermes représente un grenadier ; une inscription nomme Julianos et son épouse Donna comme donateurs. La partie nord abritait des salles de repos et des vestiaires, la partie sud des bains chauds et froids.
De nombreuses maisons à deux niveaux en blocs de calcaire, certaines avec portiques et corniches (comme la maison n° 18, probablement de la fin du Ve siècle), reflètent la prospérité de la communauté ; derrière une villa se trouve un bâtiment enterré abritant un pressoir à huile. De la basilique à trois nefs, datée par Butler du milieu du Ve siècle, seules subsistent des parties de l'abside, du martyrium et de la façade sud.[1][2]
Usage historique et importance
La Wikipédia arabophone décrit les habitants comme des paysans qui associaient agriculture, élevage et production d'huile d'olive, parlaient le syriaque, connaissaient le grec et passèrent du paganisme au christianisme. L'UNESCO considère les villages antiques du Nord de la Syrie comme un témoignage de la vie rurale de l'Antiquité tardive et de la diffusion du christianisme dans les communautés villageoises. Le bien a été inscrit en 2011 et figure sur la Liste du patrimoine mondial en péril depuis 2013 ; la Wikipédia anglophone indique en revanche 2011 pour l'inscription sur la liste en péril.[1][3][4]
Chronologie
- milieu du IVe s.
Début de l'habitat selon la Wikipédia germanophone.[2]
- 473
Mosaïque datée dans les thermes (an 784 de l'ère séleucide).[1][2]
- années 1860
- 1899–1905
Visites de l'expédition de Princeton sous la direction de Howard Crosby Butler.[1][2]
- 2011
Inscription du bien du patrimoine mondial « Villages antiques du Nord de la Syrie ».[4]
- 2013
Inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril.[4]
- mai 2019
Des frappes de missiles endommagent la partie occidentale.[1]
Galerie
État documenté
Partiellement endommagé · en 2019
Selon la Wikipédia anglophone, des réfugiés ont vécu dans les ruines de 2012 à 2015, y construisant des fours et des toilettes et causant des dommages mineurs. Dans la partie occidentale, une section militaire a utilisé des ruines comme cantonnement et y a ajouté des toits de tôle. En mai 2019, trois missiles ont frappé la partie occidentale ; une maison transformée en maison d'hôtes en 2011 a perdu son toit.[1]
Visite
Venir et séjourner
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Sources (11)
- Wikipedia (en): Serjilla rev. 1365340179 · CC BY-SA 4.0 · 2026-10-30
- Wikipedia (de): Serjilla rev. 253770300 · CC BY-SA 4.0 · 2026-10-30
- Wikipedia (ar): سرجيلا rev. 70704678 · CC BY-SA 4.0 · 2026-10-30
- UNESCO World Heritage Centre: Ancient Villages of Northern Syria · 2026-10-30
- Wikidata · CC0 · 2026-10-30
- Wikipedia (es) · CC BY-SA 4.0 · 2026-10-30
- Wikipedia (fr) · CC BY-SA 4.0 · 2026-10-30
- Wikipedia (it) · CC BY-SA 4.0 · 2026-10-30
- Wikipedia (pl) · CC BY-SA 4.0 · 2026-10-30
- Wikipedia (pt) · CC BY-SA 4.0 · 2026-10-30
- OpenStreetMap · ODbL · 2026-10-30
Welterbe-Zugehörigkeit nur über Wikidata belegt (P757 1348-004, P361 Q393841, P1435 Q43113623); die UNESCO-Seite im Paket nennt die einzelnen Bestandteile nicht. QID Q393841 als „Ancient Villages of Northern Syria“ zugeordnet nach dem Paket Q1112125 (basis: Wikidata P361 Q393841). Konflikte: Baujahr 473 (en) ist nach de das Mosaikdatum, Siedlungsbeginn Mitte 4. Jh. (de); Fund des Mosaiks 1899 (en) vs. 1900 (de); Aufgabe 7. Jh. (en) vs. 8.–10. Jh. für die Dörfer insgesamt (UNESCO); Gefährdungsliste 2011 (en) vs. 2013 (UNESCO); Entfernungen (65 km N von Hama / 80 km SW von Aleppo laut en, 35 km S von Idlib laut de; ar-Angabe unklar) nicht übernommen. „Pompeji des Ostens“ und die Bezeichnung der Raketen als „Vakuumraketen russischer Herkunft“ (en) nicht übernommen. Zustandsberichte (SOC) der UNESCO nicht im Paket.